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Scandales alimentaires : quand la confiance des consommateurs est mise à rude épreuve

Les scandales alimentaires

Les scandales alimentaires ébranlent une fois de plus notre petit monde formaté à grand coup de marketing pour des produits industriels au « bon goût de… » avec cette fois de la viande de cheval à la place de viande de bœuf.

Les précédents scandales alimentaires

Cela ne peut que raviver les souvenirs des précédents scandales comme la crise de la vache folle, la présence d’E-Coli dans des barquettes de bœuf, ou encore de la présence de mélamine dans du lait infantile… sans oublier la nouvelle qui n’a pas eu le temps de faire le buzz, car au même moment est sorti de l’ombre l’histoire des lasagnes au cheval, des boissons lights qui favoriseraient l’obésité… ça tombe bien quand il est question de taxer les produits sucrés…

En somme, que du bonheur pour nous, pauvres consommateurs confiants qui achetons les yeux fermés, car la marque machin, c’est du sérieux, ou par ce que quand même, ils n’oseraient pas mettre n’importe quoi dedans, ça saurait sinon…

Eh bien au vu de l’actualité, il faut croire que nous avions tort… 

Le scandale de la viande de cheval

On en entend parler à longueur de journée, tout le monde le sait maintenant, de la viande de cheval a été retrouvée dans des produits qui devaient contenir du bœuf.

Bon, me direz-vous, où est le problème ? Le cheval, c’est plus cher que le bœuf, c’est de la viande dite de meilleure qualité qui est beaucoup moins grasse que le bœuf… alors du coup, c’est tout bénéf pour le consommateur.

Eh bien certes, le cheval, si tant est qu’on aime en manger, est bien meilleure que la viande de bœuf au niveau nutritionnel. Mais le problème ne vient pas de là, le scandale vient du fait qu’il y a tromperie sur la marchandise et que manger du cheval n’est pas au goût de la majorité.

Les conséquences pour les consommateurs

Le scandale est arrivé en Angleterre, qui, nous le savons tous, est un pays où le cheval n’a pas sa place dans une assiette. Donc premier choc pour la population. C’est un peu comme si demain on nous annonçait que nos plats favoris sont faits à base de chien et non de bœuf.

Ensuite, le scandale s’est accentué avec l’interrogation de la traçabilité de cette viande. D’où venaient ces chevaux, étaient-ils gorgés de produits toxiques pour l’homme ? Il semble qu’heureusement, il n’y ait plus de doute sur la qualité de la viande, elle est saine et il n’y a aucun risque d’incident sanitaire. Du moins, c’est ce qu’on nous dit. Après, à notre niveau, on ne peut que les croire sur parole.

Les conséquences pour l’industrie alimentaire

Mais maintenant le scandale se situe surtout autour de la chaîne de production complète, qui est très floue, pleine d’intermédiaires et qui nous emmène jusqu’en Roumanie et encore ailleurs.

Tout le monde se renvoie la balle, personne n’est coupable, et presque, on s’attend à ce que ce soit nous, pauvres consommateurs, les coupables d’avoir acheté ces produits.

Toujours est-il que, comme beaucoup, je pense, je viens de découvrir que les industriels ne sont pas obligés d’inscrire la provenance de la viande sur leurs produits. Et notamment qu’ils ne se servent pas de viande française. Pourtant, depuis la vache folle, il est obligatoire d’indiquer la provenance de la viande dans les boucheries ou sur les barquettes de viande.

Alors pourquoi cela n’est-il pas obligatoire pour les produits industriels contenant normalement du bœuf ? Ça veut dire qu’en pleine de crise de vache folle, les industriels pouvaient tranquillement continuer à nous faire manger de la viande potentiellement contaminée, car venue d’on ne sait où ?

La traçabilité de la chaîne d’approvisionnement

Voilà encore un des obscurantismes de la législation qui offre des passe-droit aux lobbys les plus influents.

Mais aussi, alors que tout va mal en France, pourquoi aller se fournir à l’étranger ? Pourquoi ne pas se fournir en viande française auprès d’éleveurs français, et ainsi faire tourner l’argent en France plutôt que d’aller enrichir d’autres pays ? Ce n’est pas en laissant s’écouler l’argent vers d’autres contrées que l’économie va être relancée !

Pourquoi prendre de la viande à l’étranger, alors qu’on sait qu’il va être difficile d’avoir la certitude de sa provenance et de sa qualité ?

Toutes ces questions ont malheureusement une seule réponse : l’argent ! Eh oui, de la viande peu onéreuse, pas forcément de qualité, dont on ne sait presque rien, mais qui s’en soucie ?

Les consommateurs peuvent tomber malades ? Boarf, pas grave, il vaut mieux s’en mettre plein les poches et courir le risque, de toute façon de bons avocats et un gros chèque pour indemniser les familles et le tour est joué.

C’est vrai après tout, que représentent des vies humaines à côté d’un compte en banque plein de zéros ? Eh bien, j’ai envie de répondre, pas grand-chose apparemment, quand on voit tout ce qu’il se passe dans le monde…

Enfin bref, tout ça ne fait que confirmer ce que nous savons déjà. La nourriture industrielle, ce n’est pas le top, ce n’est pas contrôlé correctement, c’est fabriqué, on ne sait où, par, on ne sait qui, et il y a on ne sait quoi dedans.

Déjà que tout est à base de produits transformés, que c’est gorgé de gras et de sucres, et qu’il y a plein d’arômes et d’exhausteurs de goût, alors si en plus maintenant on nous fait passer du cheval pour du bœuf….. c’est vraiment prendre les consommateurs pour des vaches à lait.

Vers une consommation plus responsable

Moi, je vous le dis, pour votre ligne, pour votre portefeuille et pour votre santé, arrêtez tous ces produits industriels, faites vos plats vous-même.

Prenez un peu plus de temps pour préparer vous-même vos plats, au moins vous savez ce que vous mettez dedans, vous contrôlez les graisses et le sucre, et vous retrouverez des saveurs que vous aviez oubliées. Si vous ne voulez pas être esclave de vos fourneaux tous les soirs, préparez de grosses quantités et mettez-les au congélateur.

Les lasagnes qui sont l’objet du scandale, faites les vous-même. Achetez les pâtes à lasagne Barilla ou autre marque (attention toutefois à leur composition), préparez une grosse quantité de sauce bolognaise à base de tomates pelées ou si c’est la saison de tomates de votre potager ou achetées directement chez le primeur.

Le bœuf, et bien vous le prenez vous-même à votre boucherie habituelle, au moins vous serez sûr que ce n’est pas du cheval. Et hop, des condiments, des légumes si vous voulez, et vous laissez le tout mijoter, pour ensuite préparer vos lasagnes.

Les restes de lasagnes, vous les mettez de côté pour une prochaine fois, et s’il vous reste de la sauce tomate, vous pourrez vous en resservir pour vos prochaines pâtes ou pour cuisiner votre riz.

Voilà, vous avez préparé un repas, et vous aurez des restes pour deux autres repas. Et en plus, vous aurez cuisiné plus sain, moins gras, moins sucré, et ça vous sera revenu moins cher pour trois repas que si vous aviez acheté des plats industriels.

Et n’oubliez pas, les boissons lights, si vous en buvez plus de 0,5 l par semaine, elles favorisent la prise de poids… alors, buvez de l’eau et des fruits pressés !

Voici quelques recommandations supplémentaires que vous pouvez suivre pour éviter de vous retrouver dans une situation similaire à celle du scandale de la viande de cheval :

  1. Acheter de la viande auprès de producteurs locaux et de bouchers de confiance, de cette façon, vous pourrez vous assurer de la qualité et de l’origine de la viande.
  2. Opter pour des labels de qualité comme « AB » ou « Label Rouge » qui garantissent une qualité supérieure et un suivi rigoureux de la chaîne d’approvisionnement.
  3. Éviter les produits alimentaires industriels et préférer les produits frais et de saison.
  4. Vous renseigner sur les différentes méthodes d’élevage et de production et privilégier celles qui respectent les animaux et l’environnement.
  5. Être vigilant et se méfier des offres trop alléchantes ou des prix trop bas, qui peuvent cacher des pratiques douteuses.
  6. Vous tenir informé des dernières actualités sur les scandales alimentaires et des rappels de produits pour être sûr de ne pas acheter des produits potentiellement dangereux.
  7. Consommer de la viande avec modération et varier les protéines de son alimentation (poisson, légumineuses, tofu…)
  8. Vous tourner vers l’agriculture biologique pour des produits sains et respectueux de l’environnement.

Quelles conséquences à long terme ?

Les scandales alimentaires tels que celui de la viande de cheval ont des conséquences à long terme sur les consommateurs et sur l’industrie alimentaire.

Pour les consommateurs, cela peut entraîner une perte de confiance envers les produits industriels et une volonté de privilégier des produits frais, locaux et de qualité. Cela peut également entraîner une réflexion sur les méthodes d’élevage et de production et une prise de conscience de l’importance de la traçabilité des produits alimentaires.

Du côté de l’industrie alimentaire, ces scandales peuvent entraîner une réglementation plus stricte et une surveillance accrue des produits proposés à la vente. Cela peut aussi entraîner une perte de confiance de la part des consommateurs et une baisse des ventes pour les marques impliquées dans le scandale.

Il y a de plus des conséquences sur l’environnement et les animaux liées à la production intensive et industrielle. Ces scandales peuvent inciter à une prise de conscience de ces enjeux et une envie de consommer plus responsable et respectueux de l’environnement.

Les scandales alimentaires ont ainsi des répercussions à long terme sur les consommateurs et sur l’industrie alimentaire en termes de confiance, de transparence et de qualité, ils peuvent aussi inciter à des pratiques plus écologiques et respectueuses de l’environnement.

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