Quand l'OMS se mobilise contre l'obésité

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Les 4 et 5 Juillet derniers s’est tenu à Vienne la conférence ministérielle européenne de l’OMS ayant pour sujet « la nutrition et les maladies non transmissibles dans le contexte de Santé 2020 », sous entendu : trouvons des solutions pour endiguer l’obésité qui gagne l’Europe. Car rappelons le, le problème de l’obésité et de la mauvaise nutrition est qu’ils sont un facteur important de maladies non transmissibles comme les maladies cardiovasculaires, le diabète et le cancer.

Tout d’abord, petit rappel de la situation de l’obésité en Europe

L’obésité progresse inexorablement dans nos contrées, c’est un fait établi, tout comme affirmer que la situation commence à devenir préoccupante. Voici quelques chiffres qui portent effectivement à s’inquiéter un peu plus de la situation

  • Les enfants sont les 1ers à être touchés par l’obésité. Il est estimé qu’une enfant sur trois est en surpoids ou obèse en Europe, et que six enfants sur dix étant en surcharge pondérale seront en surpoids une fois adulte.
  • Concernant les adultes c’est tout aussi préoccupant, car il est estimé que plus d’un adulte sur deux est en surpoids ou obèse, et que plus de 20% de la population adulte souffre d’obésité.
  • D’un point de vue économique, l’obésité représente de 2 à 7% des dépenses de santé dans certains pays.

D’après l’OMS, d’ici 2030 si aucune mesure n’est prise, la prévalence de la surcharge pondérale sera de 90% dans certains pays.

En France, nous atteignons déjà des chiffres alarmants

  • Presque 15% de la population adulte et 3,5% des enfants sont obèses
  • 32% des adultes et 14,5% des enfants sont en surpoids

Pour mettre un frein à la montée de l’obésité en Europe,  et pour que les choses soient bien claires sur la position de l’OMS face à ce problème, Zsuzsanna Jakab la directrice régionale de l’OMS pour l’Europe, a lancé un appel à la population, à l’industrie alimentaire et aux pouvoirs publics dès l’ouverture de la conférence :

« Je demande instamment aux ministres de la Santé de collaborer avec d’autres secteurs pour mettre en œuvre des politiques qui peuvent changer les choses. J’exhorte tous les acteurs de l’industrie alimentaire à agir de façon responsable et à apporter leur concours en adaptant la composition des produits pour contribuer positivement à la santé, en étiquetant les aliments de manière claire et explicite et en s’abstenant de faire de la publicité auprès des enfants pour les aliments riches en graisses saturées et trans, en sucres libres et en sel. Enfin, je conseille aux citoyens d’essayer de réduire leur consommation de matières grasses, de sucre et de sel et d’accroître celle de fruits et de légumes. Les consommateurs devraient lire les étiquettes de leurs produits alimentaires et opérer un choix conscient et responsable en se fondant sur les recommandations de santé publique. Ces 30 dernières années, d’énormes progrès ont été réalisés dans d’autres domaines de la santé publique, comme la lutte contre le tabagisme. Il est temps de se montrer aussi déterminés dans la lutte contre l’épidémie d’obésité. »
source : OMS Europe

Espérons que tout ça porte ses fruits, et peut être verrons nous bientôt les produits alimentaires changer et devenir meilleurs. Et surtout, espérons qu’on ne voit plus toutes ces pubs pour des produits “au bon goût de… et plein de bon…” car généralement de bon il n’y a pas grand chose. Le “bon goût de” est bien souvent artificiel et “le bon…” contenu dans le produit est la plupart du temps super dilué et en très faible quantité. Mais en attendant que tout cela se mette un jour en place, suivons les bons conseils de Zsuzsanna Jakab (et de So Belle hihi 😉 ) et mangeons de façon saine et équilibrée, mangeons de tout en quantité raisonnable, mangeons moins gras, moins salé, moins sucré, et comparons les étiquettes avant de choisir un produit.

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4 commentaires sur “Quand l'OMS se mobilise contre l'obésité”

  1. A mon avis, l’OMS ne devrait rien attendre de l’industrie alimentaire. Plus les gens consomment et grossissent, plus les industriels s’enrichissent. Je crois que l’éducation est la seule issue.

  2. Bonjour Zhynne.
    L’obésité est malheureusement une des maladies du siècle, et ça devient de plus en plus préoccupant. Seulement, quand on parle d’obésité ou de manger sains, beaucoup nous regardent en pensant “laisse moi manger ce que je veux, je me fais plaisir, ça ne regarde que moi”.
    D’une part, ça ne regarde pas qu’eux, car leur exemple est montré aux enfants, qui reprennent bien souvent les habitudes, bonnes ou mauvais, qu’avaient leurs parents.
    D’autre part, on pense trop que manger sain rime avec manger “triste”. Ce n’est pas du tout le cas ! En tout cas, pas du tout pour moi. Je me fais bien plus plaisir en dégustant une salade verte arrosée d’huile d’olive et de balsamique qu’en mangeant un plat préparé de marque X de type parmentier de je-sais-pas-quoi !
    Les industriels, bien sûr, véhiculent les informations qui vont bien pour leur business. Mais je crois qu’il manque un gros travail en amont, une éducation sur la bonne façon de manger. Si en plus les consultations des diététiciens pouvaient être remboursées, ça serait pas mal non plus… Enfin, y’a du boulot, quoi !
    A bientôt.

    1. Bonjour Nadège,
      Je suis complètement d’accord avec toi.
      Et effectivement il y a du boulot lol! Mais espérons que petit à petit les choses vont changer 🙂

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